BENOIT BLUE BOY
 
   

 

     
     

J’ai toujours été étonné par les relations privilégiées entre le Sud-Ouest de la France, le jazz et le blues ; peut-être est-ce le rugby et son jeu d’équipe où chacun a sa place ?… Arrières qui relancent, piliers qui soutiennent et avants qui, en s’échappant, sont toujours à la recherche d’une nouvelle improvisation au milieu des règles du jeu : sans règle, il n’y a pas de jeu ! Il en est de même pour le jazz et le blues où l’on attend toujours de la part des solistes des improvisations dignes du soutien apporté et imposé par la rythmique qui continue à s’appuyer sur des règles musicales immuables.

Périgueux, avec son festival des musiques de la Nouvelle Orléans, ne fait jamais exception à ces rendez-vous de joutes musicales qui permettent depuis plusieurs années à des musiciens louisianais et français de se rencontrer et de pouvoir exprimer leur joie de se retrouver sur scène pour jouer ensemble leur musique devant des spectateurs comblés et plus nombreux chaque année.

Mais le plus intéressant dans toute cette histoire reste que, loin de tous ces festivals de musiques professionnels où toute erreur est immédiatement sanctionnée d’un carton jaune ou rouge (et pourquoi pas noir ou blanc ?), le festival de Périgueux reste amateur, c’est-à-dire fait par ceux qui aiment et qui font essentiellement les choses avec amour. Ici, tout est joie et bonne humeur.

 

 
  Cela faisait des années que Benoit Blue Boy, le père du Blues à la française, avait dans la tête de se retrouver sur scène avec Lazy Lester. L’harmoniciste chanteur louisianais et son blues du marais  si typé répondant à la verve frenchy de Benoit, ce sont les spectateurs du festival MNOP de 2003 qui en ont eu la primeur. Ce soir-là,  le duo accompagné par les indispensables Tortilleurs et le crescendo d’un violent orage, trouvait d’emblée la juste mesure. Fraternité musicale à prolongements multiples : depuis cette prestation initiale,  les concerts communs se sont accumulés. Les liens de plus en plus marqués ont fait évoluer l’ambiance musicale. C’est le constat de ce cheminement que MNOP se propose de mettre en exergue , 7 ans plus tard, sur la grand- scène de Gamenson.   BENOIT BLUE BOY
 
B.B.B. (in « ABS Magazine, N°11)
 
  http://www.bluesmagazine.net/L_monographies/BBB/Benoit_blue_boy.htm