8 - 9 août 2008 Parc Gamenson -
LE MOT DU PREZ
 
 

  PLAISIR D’AIMER .........      PLAISIR DES METS

    

 

Ce mot sera d’abord un double mot d’excuses :

Excuse vis-à-vis du vrai « Prez », Lester Young, un des très grands du jazz dont j’usurpe par pure admiration le surnom que lui donna Billie Holiday, sa « Lady Day », avec qui il forma un des couples musicaux les plus exemplaires, symbole de cette musique, donc de MNOP.

Excuse auprès de ce chef cuisinier du Pays Basque, dont l’enseigne « Plaisir des Mets » situe bien l’amour qu’il met dans sa démarche et qui n’a d’égal que celui que nous portons à la confection de nos petits plats musicaux.

Le ton est donné : à l’heure où s’écrivent ces lignes, nous sommes à 6 mois du jour J ; le programme est bouclé  (pourvu qu’ils puissent tous venir !…) ; les tâches des 105 bénévoles sont distribuées ; nos partenaires ont fidèlement répondu à nos appels ; les intervenants techniques ont envoyé leurs devis ; l’affiche est enregistrée sur son CD. Tout le monde est dans ses starting-blocks pour foncer sur cette longue ligne droite qui va nous mener directement à cette semaine du 4 au 10 août.

Il y en aura pour tous les goûts :

  1. du Blues pédagogique à l’intention des enfants des Centres Aérés,
  2. un atelier Fanfare sous la houlette d’un maître de marching band de la Nouvelle Orléans,
  3. des soirées « Ciné Concerts » aux 4 coins du département,
  4. le « JazzOff Café » du jeudi, où la ville sera pleine de musique,
  5. et bien sûr, les grands moments du festival du vendredi et du samedi, l’après-midi au Logis St Front et le soir à Gamenson, avec un plateau qui n’a jamais été aussi riche de grands noms de la Nouvelle Orléans : le Blues de Walter Wolfman Washington et celui de Spencer Bohren, le sax funkie de Red Morgan, le Gospel de Nicole Slack-Jones, le jazz de Don Vappie et ses Creole Serenaders, le retour de la Panthère Rose, Plas Johnson lui-même, en compagnie d’une authentique star mondiale, Rhoda Scott, la célèbre organiste aux pieds nus.

 

Avec un tel programme MNOP reste fidèle à sa vocation de divertissement culturel populaire, de festival « low-cost », au rapport qualité/prix inégalable. On y retrouvera aussi bien ceux qui connaissent et aiment cette musique devenue trop rare pour des raisons de show-biz mal embouché, que ceux, encore nombreux, qui vont vers l’inconnu et vont avoir la chance d’être tout de go au cœur même d’une musique pleine de richesse, d’authenticité et de diversité, dans une ambiance à la fois conviviale et festive.

Derrière cela, même si l’après-Katrina reste toujours aussi présent, il y a un profond désir de faire plaisir au plus grand nombre, qu’il soit public et/ou musiciens, tant il est vrai que ceux qui ont voulu une telle fête se font eux-mêmes plaisir de la sorte.

Alors ne boudons pas…

                                                                       Jean Michel Colin